Trilogie sale de La Havane

Salut à tous!

Pedro Juan, ancien journaliste, est revenu vivre à La Havane dans les années 1990 après avoir bourlingué un peu partout, notamment en Europe, il est de retour sur son île. Rien n’a changé et la situation du pays s’est même dégradée. Car, malgré la propagande obligeant les médias à masquer la réalité et à affirmer que Cuba est un véritable paradis terrestre, les Cubains meurent de faim.

Les denrées alimentaires les plus basiques se vendent à un prix fou et les plus pauvres ne peuvent se payer que du mauvais rhum.
Désabusé, Pedro Juan décide d’écrire son quotidien afin de mieux exorciser ce qui assombrit son existence et celle de ses compatriotes.

Le livre est une sorte de journal intime, dont l’histoire est en grande partie autobiographique. Les faits relatés sont donc fidèles à la réalité et l’on ressent vraiment à la lecture, la misère de la vie à Cuba. en cela, on peut dire que l’auteur a un style d’écriture absolument efficace. Cette Trilogie sale de la Havane porte donc très bien son titre, puisqu’elle explique tout ce qu’il y a de peu reluisant dans cette misérable vie que mène la population: on boit du mauvais rhum pour s’enivrer et oublier bien vite ses conditions de vie; on souffre d’une pénurie d’eau, parfois; on se lance dans de nombreux trafics afin de gagner quelques dollars; et, surtout, on essaye de rentrer clandestinement sur le territoire des Etats-Unis où le rêve américain promet une vie bien meilleure.
Quant au style du texte, il est excellent: agressif quand il doit l’être, poétique lors des rares scènes de douceur qui nous sont contées. Gutiérrez peut donc, d’après ce que l’on lit dans cette Trilogia sucia de la Habana, classé parmi les « bons » auteurs hispanophones, de ceux qui vous prennent aux tripes dès le début et ne vous lâchent plus jusqu’à la dernière page.

Présentation de l’éditeur

Vaste chronique de la vie à Cuba, Trilogie sale de La Havane est un journal égoïste qui emporte le lecteur dans un tourbillon romanesque délirant. Malgré les fulgurances de la danse et du rhum, La Havane est une ville assombrie par la pénurie et le désespoir. Le narrateur déchu y vit dans la crasse et le sperme. Pas de philosophie ici, aucun manichéisme. Juste un homme, centré sur son sexe, ses maîtresses et ses angoisses.
À la manière d’un Henry Miller, Gutiérrez sait, dans une langue vive et savoureuse, restituer le caractère essentiellement poétique, extrême, suicidaire mais constructeur de la vie sexuelle. Un roman au rythme de salsa !

Trilogie sale de La Havane est disponible ici.

  • Poche: 437 pages
  • Editeur : 10 X 18 (2 janvier 2003)
  • Collection : Domaine étranger

Bonne lecture! 😉