Satan habite au 21

Salut à tous!

Il paraît que Satan habite au 21… Jérôme Dracéna, détective privé, ancien de la maison et dont le père y a été commissaire. Jacques va entraîner notre privé dans la résistance en même temps que Marcel, un ancien cambrioleur et néo boxeur avec qui Jérôme croise régulièrement et les poings et les pieds dans une salle.

Il y aura aussi Lucien, ferrailleur de son état ; les multiples conquêtes féminines de Jérôme, véritable bourreau des coeurs et des corps qui tombe tout ce que le Paris nocturne et interlope de la guerre et du couvre-feu compte comme barmaids et entraîneuses ; Tony, le pote italien photographe d’actrices de Jérôme ; Martial, le tenancier du bar en bas de chez Jérôme, au passé aussi trouble que l’origine de son whisky ; Mme Tarot, la concierge de l’immeuble de Jérôme, maman-poule pour ce dernier quand ses « poules » à lui, comme les appelle Mme Tarot, le laissent éreinté de fatigue ; une pléiade d’acteurs et d’actrices qui passent et repassent.

Un plaisir à la fois délicieux et sombre

On frémit de plaisir avec Jérôme au contact de ses conquêtes toutes plus pin-up les unes que les autres, certaines allant même jusqu’à endosser le costume de la femme fatale. L’atmosphère de fin d’occupation et de libération de Paris est percéptible. On exècre les miliciens et gestapistes qui pullulent tels de vilains petits cafards. Pour finalement se prendre à jouer des poings pour taper du truand vraiment salaud.
Jérôme Dracéna mènera à bien ses multiples missions, que ce soit dans le cadre de la Résistance ou dans le cadre de son enquête sur le Dr Petiot.

Seule ombre au tableau, la vie sentimentale de Jérôme Dracéna ne sortira pas indemne des turbulences de cette fin d’année 1944. Des esprits pointilleux, et c’est bien leur droit, pointeraient les incohérences et les concours de circonstances ainsi que le fait pour le « héros » d’être toujours au bon endroit au bon moment ou de connaître ou de rencontrer les bonnes personnes. Mais Jean-Pierre de Lucovich entraîne le lecteur dans une course folle à travers le Paris occupée de la seconde guerre mondiale, on s’y laisse noyer avec une certaine délectation dans un roman qui mélange aisément histoire et intrigue policière,on se laisse prendre à un charme un peu désuet. Alors oui, c’est de la littérature facile, mais alors que c’est divertissant et bien écrit !

Présentation de l’éditeur:

Paris, 11 mars 1944. Appelés pour un incendie rue Le Sueur, les pompiers et la police découvrent dans les caves d’un hôtel particulier un charnier de vingt-sept cadavres dissous dans la chaux vive. L’enquête révèle que le propriétaire, un certain Dr Petiot, avait promis à ses victimes de les faire passer en Amérique du Sud, moyennant finances. Lancé à la poursuite de celui que la presse surnomme  » Docteur Satan « , le détective privé Jérôme Dracéna va devoir affronter un génie du crime, maître de l’illusion, à l’image de Fantômas ou du diabolique Dr Mabuse. Il nous entraîne dans un Paris de film noir qui attend la Libération, où s’entrecroisent collabos sur le départ, vedettes compromises, gestapistes en cavale, trafiquants aux abois et résistants de la onzième heure.

Satan habite au 21 est disponible ici.

  • Poche: 504 pages
  • Editeur : 10 X 18 (5 janvier 2017)
  • Collection : Grands détectives

A lire aussi dans: Les 5 livres de janvier.

Bonne lecture! 😉