White Jazz

Salut à tous!

Dave Klein avocat et policier au sein du L.A.P.D. Meurtres perpétrés sur des clochards par un certain Feu Follet Fou, un cambriolage dans un magasin de fourrure et dans la propriété de J.C. Kafesjian, un gangster connu de tous, remplissent bien comme il faut les journées de notre policier.

Le Lieutenant Dave Klein est donc très occupé et n’a pas de temps à perdre dans la rédaction de rapports soignés. C’est pourquoi, quand il nous raconte son histoire, il le fait comme s’il le faisait de vive voix, entre deux portes, et deux missions dans les bas-fonds de Los Angeles. C’est pour rendre cet état d’esprit que James ELLROY donne à sa prose un style peu commun en littérature : le style télégraphique. Ce choix peut en effet surprendre, d’autant qu’il est bel et bien appliqué à l’intégralité du roman, à l’exception des coupures de journaux reprises ici et là, et qui viennent combler le déficit d’informations données par le narrateur. Force est pourtant de reconnaître que cela fonctionne, que cela convient parfaitement, tant au personnage qu’à l’ambiance générale du roman, et que cela ne nuit en rien à la fluidité de la narration. Bien au contraire, White Jazz est un récit incroyablement rythmé, comme sur un tempo soutenu d’un titre de bebop.
On retrouve la manière de faire des précédents romans du quatuor. C’est une intrigue dans laquelle plusieurs affaires apparemment indépendantes sont finalement intimement liées. Tous Los Angeles se retrouve et que ce soit les flics véreux, les truands, les prostitué(e)s, les politiciens corrompus, tous, ont vécu une époque froide et glauque, quand racisme, homophobie et anticommunisme primaire étaient la norme. Le mélange de tout cela donne un roman noir à l’atmosphère particulièrement gênant dans lequel il serait vain de rechercher un quelconque optimisme.

Présentation de l’éditeur

Los Angeles, fin des années cinquante. Ed Exley cherche a éliminer de la course aux élections municipales, morton diskant, oppose a l’éviction des mexicains habitant chavez ravine. Des fourrures ont été volées dans un entrepôt pour un montant de deux millions de dollars. Dudley Smith est charge de l’affaire. Un cambriolage se produit chez les kafesjian, trafiquants de drogue, propriétaires de laveries et indicateurs privilégiés de la brigade des stupéfiants. Un tueur de clochards, le  » feu follet fou « , rode dans la ville. Le lieutenant Dave Klein, du LAPD, passe d’une affaire a l’autre. Bien des années après, il se souvient.  » Je suis vieux, j’ai peur d’oublier. J’ai tue, j’ai trahi, j’ai moissonné l’horreur. Je veux sombrer avec la musique.  » White jazz est la conclusion fracassante du quatuor de Los Angeles, dont les trois premiers volets sont le dahlia noir, le grand nulle part et L. A. Confidential.

White Jazz est disponible ici.

  • Poche: 536 pages
  • Editeur : Rivages (1992)
  • Collection : Rivages/Noir

Bonne lecture! 😉